Ma mère prépare le repas du soir, avec papa, on parle de tout et de n’importe quoi. On sonne à la porte, qui cela peut-il être à cette heure-là ? J’ouvre la porte et je tombe sur un adolescent. À vrai dire un parfait inconnu. Et il a les mains chargées.
– Tiens, je suis venu te rendre tes affaires, tu les avais oubliées.
C’est drôle j’oublie jamais mes affaires…
– Merci, on se connait ? fis-je avec un petit sourire.
– Oui on est dans le même lycée, je suis Kyle.
– À bon ! je t’ai jamais vu, dis-je toute timide.
– Je veux t’inviter demain soir pour manger.
– Je ne sais pas il faut voir…
– Fifi, tu peux y aller, répondit papa, comme ça tu te feras des amis.
Il repart dans la cuisine pour aider maman.
– Fifi? s’étonne-t-il.
– C’est le surnom que m’a donné mon père, si tu n’as rien d’autre à faire, tu peux partir.
Kyle part tranquillement les pieds dans l’eau. Je vais dans ma chambre pour ranger mes mystérieuses affaires, et effectivement elles sont bien à moi. C’est très bizarre !
Je descend pour mettre la table et manger.
– C’était qui ? demanda ma mère.
– Un pote du lycée, il m’a rendu mes affaires et il m’a demandée de passer chez demain soir pour le repas.
– Quelle idée magnifique !
Pour moi, ce n’est pas une idée si merveilleuse, et d’ailleurs je ne connais même pas son adresse. Comment puis-je m’y rendre ? On mange tranquillement, c’est bien de retrouver mon père après une si longue attente. Je vide mon esprit de toutes impuretés, pour n’y laisser que le bonheur. Après le repas, je ne traîne pas trop, je vais tout de suite au lit. Je n’arrive pas à dormir à cause des événements qui ce sont passé aujourd’hui. Mais j’ai réussi quand même à dormir au bout de quelques heures.
Je me réveille tôt ce matin, je ne mets jamais le réveil. Je descends prendre le petit-déjeuner, il y a déjà là maman et papa. Mon père lit le journal d’aujourd’hui, l’homme qui s’est fait mordu n’est pas passé inaperçu. Les médias disent que l’homme s’est égorgé à cause d’un filet.
– Cette histoire est si importante qu’on ne dit pas la vérité ? Demande-je.
– Non, ce n’est pas ça Fifi, le paranormal effraie les gens. Et ça depuis toujours.
– Ah ! Je ne le savais pas.
– Et si on disait la vérité, personne ne la croirait. Ils diront que ce sont des contes de fées.
Je sors prendre l’air. La marrée est basse, donc je peux me promener sur le sable mouillé à écouter les goélands, le vent et la mer. J’ai oublié, je suis en période de vacances d’été. Je m’assis sur un des rochers secs, puis je regarde la mer s’éloigner. Je suis dans ma bulle. Le vent berce mes cheveux comme une caresse. Je regarde les bateaux sur le sable, ils sont magnifiques. On peut entendre le son du bois. C’est très agréable !

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