Je suis assise sur un rocher, l’un de mes préférés. Je contemple la mer. Elle est magnifique, bleu turquoise avec de splendides vagues. Mes cheveux bruns flottent au vent. Mes cheveux ne sont pas très longs, mais je les aime beaucoup et j’ai les yeux bleus. Je n’ai pas froid malgré le vent qui pouvait être frais de temps en temps. J’ai sur le dos un pull et un pantalon. Mais pas de chaussures sur la plage, j’ai horreur de ça. Hier, le 5 juin, j’ai organisé une grande fête avec mes amis. Je suis assez grande comparé aux filles de mon âge, et pour finir, je suis en plein révision pour le bac.
Je vis en Bretagne depuis ma naissance. Nous avons une petite maison en face du Manche, dans les Côtes-d’Armor. Je ne suis pas Bretonne, mais je l’ai toujours été. Ma mère est fleuriste et mon père est marin-pêcheur, on ne le voit presque jamais, mais quand il revient c’est un vrai bonheur pour maman et moi.
Je vois son bateau arriver au loin. Folle de joie, je cours vers ma maison, où ma mère fait la cuisine.
– Papa revient ! j’ai vu son bateau! il arrive au port ! cris-je.
– Veux-tu qu’on l’attende là-bas? me sourit maman.
Je ne lui réponds pas, un signe de tête suffit. Ma mère prit sa veste puis nous allons au port à pied, il n’est qu’à quinze minutes. Nous arrivons cinq minutes avant. C’est un beau spectacle ! On voit le couché du soleil derrière le bateau de pêche. Mon père descend avec ses compagnons, et tous nos regards sont attiré par un homme qui agonise. Plusieurs médecins sont sur lui, cela doit être important.
– Que se passe-t-il ? Je demande.
– Rien, tout va bien. Rentrons, répond mon père en partant dejà.
– Pourquoi t’es si tendu ? veut savoir maman.
– J’ai dit qu’on rentrait. J’ai passé un mois épouvantable.
– Je suis sûre que ce n’est pas ça, dis-je.
Nous rentrons à la maison rapidement à cause de mon père qui est énervé. D’habitude il n’est pas comme ça. On s’installe dans la maison, maman nous prépare une tisane
– Désolé pour tout à l’heure dit-il.
– Alors qui est ce type sur le port ? demande-je.
– Je ne pouvais pas vous le dire tout à l’heure à cause des personnes aux alentours. On est revenu plus tôt, car on s’est fait attaqué par un monstre en pleine mer, on a cru que nous allions tous couler, je ne sais pas ce qu’il s’est passé après, mais le monstre a mordu un de mes collègues tel un loup qui dévore une brebis. On ne sait pas encore s’il va s’en tirer.
– Mordu ? Comment ça ?
– Comme on voit dans les films de vampires ?
– C’est effrayant !
– Je ne croit pas à ces histoires imaginaires.
– Moi non plus, mais c’est effrayant !
– Peut-on changer de sujet j’ai envie de passer un anniversaire dans la bonne humeur !
– Tu m’a ramener quelques choses ?
Papa sort le cadeau de sa poche. Il est magnifique, c’est une sorte de coquillage en forme de collier nacré. Selon la lumière, on peut le voir argenté.
– Quand on a remonté un filet de poisson, j’ai trouvé ceci.
Je saute dans ses bras, je suis folle de joie. C’est l’un des plus beaux cadeaux d’anniversaire que j’ai eus.

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