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Une lutte terrible est engagée entre Mokran le Sombre et les Divinités de Sargosstia. Arkahn l’observateur sera-t-il en mesure de perturber le combat en cours entre ces deux puissances phénoménales ?
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Tandis que ma Froide-Lame pénètre le corps du Roi-Sorcier du Gandhakar, un tourbillon d’énergie se forme entre nous deux. En dépit de l’énorme pression qui s’exerce sur mes bras, je ne lâche ni mon épée ni le bâton de Balkar.

Peu à peu, la conscience de mon ennemi quitte son corps et rejoint le mien, laissant derrière lui une coquille vide, tel un serpent après sa mue.

La thaumaturge tornade qui m’entourait se calme peu à peu, pour s’épuiser finalement tout à fait. Comme si rien ne s’était passé.

Le corps de Balkar gît à mes pieds. Dans la mort, on dirait un enfant et je sens des larmes rouler sur mes joues à cette idée.

Que le Sombre n’ait pas détecté le soudain flot de magie généré par le bâton de Balkar me paraît peu concevable. Pourtant, il est resté focalisé sur sa lutte contre la psyché d’Armast.

La lutte de Mokran contre les Divinités de Sargosstia serait-elle donc si incertaine qu’un bref instant de déconcentration risquerait de causer sa perte ?

Mais c’est un combat bien étrange auquel j’assiste à présent : les deux adversaires se font face, aussi immobiles l’un que l’autre. Des tremblements tout justes perceptibles agitent le corps du Démon, mais Armast ne frémit pas et ses yeux toisent Mokran avec un air de profond mépris.

Pourtant, le Sombre paraît sûr de sa puissance. Cacherait-il son jeu ?

Un bref instant, Mokran se tasse sur lui-même. Puis, il devient trouble, éthéré, et s’étend progressivement autour du Roi-Guerrier. Les pupilles de celui-ci perdent alors de leur assurance, tandis qu’un sourire tordu naît sur le visage d’ombres et de fumerolles du titanesque Sombre.

Très vite, il apparaît que le Démon prend l’ascendant sur Armast, sans que je parvienne à comprendre comment. C’est alors que Balkar se rappelle à mon bon souvenir, dans mon esprit.

Je m’effondre au sol, les jambes littéralement coupées, pantin désarticulé agité de spasmes incontrôlables.

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