Carmilla traversait le froid sans en éprouver la morsure. Son épiderme ne souffrait plus la variation de température. Les pores de sa peau s’étaient figés dans la mort et aucune chaleur ni froideur ne bafouaient cette barrière dermique. Elle aimait à s’imaginer en carpe centenaire, ses écailles nacrées en apparence fragile, agencées en armure brillante et molle. L’éclat trompait l ...