Les yeux vides de Marjorie se fermèrent quand le premier flocon tomba sur eux. Étendue dans les bras sans force d’Anton, son corps se raidit. La température gela sur l’instant le nuage formé par son dernier souffle. Ainsi cristallisé, le vieil homme le recueillit dans sa paume et replia ses longs doigts osseux par-dessus. Son cœur se serra, puis une douleur innommable lui vrilla la poitr ...